L’encre du poète gribouille
Comme un volcan qui bafouille
Le glas résonne dans le cœur
Il capte les émotions de la peur
On ne garde en mémoire
Que la peine et les déboires
Que les feuilles trempées de pensées
Des étoiles filantes bouleversées
Les pages ridées se conjuguent
S’écrivent, s’épuisent et fuguent
L’encre va plus loin que le chagrin
Il se déverse dans mon vin
Les mots trempés de lune
A la sueur de ma plume
A la semence de feu gravée
Sur les pages captivées
La nuit excite la folie
Labyrinthe des mots de l’oubli
Le temps se redessine
Dans les postures de l’abîme.