L'art a permis de sublimer la finesse
C'est ainsi qu'un peintre et une poétesse
Se virent réunis par cette noblesse
Il leur suffisait d'une plume et d'un pinceau
Pour toucher l'irréel en élevant le beau
Abandonnant leur muse au charme de tous mots
Sur sa toile, ses doigts minces papillonnaient
Vers le fond où des arabesques sillonnaient
Pour l'au-delà vers des couleurs aiguillonnées
L'encre qui glissait sur le papier, rédigeait
"Son regard naviguait sur mon corps ombragé"
Elle s'arrêtait, puis, dans l'extase replongeait
Un homme, une femme, leur monde onctueux
N'éprouvent que de cet espace fabuleux
Le plaisir de peindre et d'écrire l'onéreux.