J'ai rencontré une portuguaise hier soir. Une dame assez gentille. Ce matin elle quitte avec Araceli et moi.
Il a arrêté de pleuvoir. Je n'avais aucune envie de marcher en boitant sous la pluie.
Il y a du monde ce matin. Ils sont bien matinal. Beaucoup de jeunes.
Tous veulent arriver tôt au "monte do gozo" pour s'assurer la place. Ce soir il y une macro fête. Et en Espagne ils adorent ça.
Le jour n'est pas très clair, chacun suit son rytme. La forêt est dense. J'ouvre bien les yeux. C'est ma dernière chance pour voir lutins, elfes ou sorcières. Mais rien. Une autre fois peut être.
On retrouve des compagnons, on bavarde, on rigole. Cette étape est courte, on peut ralentir un peu. il n'y a que 20km à parcourir.
Il ne faut pas trop flaner, il faut arriver à la messe des pélerins à midi.
ça grimpe fort et c'est dur pour les jambes.
Le mont apparaît et les connaissances aussi.
Revoilà Pedro avec son tee shirt pour l'occasion.
JE N'ARRIVE PAS À AJOUTER des PHOTOS. je suis désolée
Le jour n'est pas très clair on aurait pu voir la Cathédrale, elle n'est qu'à 4,5km.
Tout le monde est content des photos de partout.
On doit continuer le chemin, il reste peu et je boîte toujours.
Pedro vient avec nous et on est heureux, car on va atteindre notre but.
Enfin on apperçoit la pancarte la plus photographiée du monde
"Santiago de compostela"
Je suis émue, je suis euphorique, je n'arrive pas à contenir ma joie.
Je suis arrivée. Je presse le pas. Je ne sens plus la douleur. Je ne veux que la cathédrale.
On arrive à 11h40.
J'ai des palpitations je ne peux plus décrire ni ma joie, ni mes émotions.
Elle est là devant moi Belle, majestueuse.
Encore quelques marches et je serai dedans.
Quelle odeur! quel parfum!
Une saveur de satisfaction. J'ai accompli ma mission. Je me sépare de mon groupe, plus rien importe, Je déambule, Je me vois caresser la pierre, Je me retrouve agenouillée entrain de me confesser.
Que dire après tout ce chemin, mes larmes coulent,
Après ce chemin de croix, tous mes pêchés sont pardonnés.
Il me prend la main me félicite et m'invite à aller rejoindre mes compagnons pour la messe.
Je cherche une place.
Voilà Araceli, Pedro et tous les autres.
La musique annonce le cortège.
J'ecarquille les yeux, la bouche bée, Je suis paralisée de stupeur.
Devant moi mon curieux personnage les mains jointes et en tunique rouge.
Araceli rigole. Je la regarde. Elle me dira plus tard que mon expression était unique, comme si j'avais été témoin d'un miracle.
Je voulais un miracle. Je crois que je l'ai eu.
Le chant s'élève et me berce. je ferme les yeux et savoure.
Je veux lui parler, mais quoi lui dire. mes amis me tirentdu bras vers la sortie.
On se retrouve dans un petit bistrot tout les quatre. ( une amie s'est jointe à nous)
Araceli se moque de moi. Padro rigole et Paola fait la fine bouche.
Il faut prendre la compostelle. Quelle queue! Patience on arrivera.
Hourrah je l'ai! Tout le monde nous félicite.
C'est le moment de me reposer. Demain on fera la fête.