Je ne peux m’empêcher
D’assouvir ma destinée
Je suis droguée
De bonheur
De douleur
De torpeur
La honte qui s’étale
Démange le mal
D’une âme banale
Rien ne reste désormais
D’un amour affamé
Qu’une dimension blâmée
Et sature l’ombre
D’une vie sombre
Sans jours, sans nombre
Peut-on mourir d’aimer
Seule perdue dans les années
Des préludes damnés
A quoi bon vivre, on crève
Entre l’attente fidele brève
Et le destin qui se rêve…